
SnesOise
Au fur et à mesure que s’impose dans les établissements le mélange détonnant de la tentation
managériale et de la réduction des moyens, les enseignants découvrent une dégradation de leurs conditions de travail qui est loin de leur être spécifique, contrairement à ce qu’on pourrait croire
au premier abord.
Ainsi plus de 40% des salariés du privé et du public se plaint d’ordres contradictoires. Plus de la moitié d’entre eux est confrontée à l’impossibilité de respecter à la fois la qualité et les
délais, et un salarié sur trois ne peut espérer aucune aide de ses supérieurs en cas de travail compliqué ou délicat. A peine un salarié sur quatre bénéficie d’une formation à la sécurité et un
sur quatre aussi regrette que le travail « ne permette pas d’apprendre des choses nouvelles ». C’est ce que montre la dernière enquête conditions de travail du Ministère du Travail et
portant sur la période 1984-2005.
Il y a là incontestablement matière à des revendications unificatrices, susceptibles de rassembler au delà de la profession ou de la branche. Ces revendications émergeront d’autant mieux que le
salarié sera capable de maîtriser la complexité de son travail et d’imaginer pour lui un cadre différent. Cela montre l’importance d’une formation de haut niveau pour l’ensemble des salariés.
Loin d’être corporatiste et génératrice de divisions, l’exigence de l’élévation progressive du niveau de formation des salariés –de tous les salariés- est aujourd’hui une condition nécessaire d’une lutte résolue contre la souffrance au travail que portent en elles les méthodes modernes (si l’on peut dire) de
management qui se généralisent aujourd’hui.
Les résultats détaillés de l’enquête sont ici :


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