Le 1er mai
aété une journée historique tant en raison de l'unité des huit organisations syndicales,
qu'en raison de l'ampleur de la mobilisation au travers de plus de 280 rassemblements dans toute la France dont 4 dans le seul département de l'Oise.Les huit organisations syndicales
appellent les salariés à faire du 26 mai 2009 une journée de mobilisations décentralisées.
Dans notre département sont prévus 3
rassemblements:
- à Compiègne à 14H30, Rassemblement au Cours Guynemer puis manifestation;
- à Creil à 14H30 devant le siège du Medef -32, rue
Victor HUGO - à Beauvais à 14H30 devant la
Préfecture.
C'est un débat qui revient périodiquement: la gratuité des services publics profite-t-elle aux plus riches? Jean
Gadrey, professeur d'économie à l'Université Lille1, nous montre que non.
Extrait: "Le CERC (Conseil de l’Emploi des Revenus et de la Cohésion sociale) a évalué cet écart de dépenses publiques . Selon lui, la dépense publique d’éducation supérieure « par enfant
scolarisable » dont bénéficient en moyenne les 10 % de ménages les plus favorisés est quatre fois supérieure à celle qui revient aux 10% des ménages défavorisés. Cet écart est très (bien trop)
important, et d’ailleurs il serait sans doute un peu supérieur à 4 si des éléments non pris en compte par le CERC faute de données intervenaient .
Pourtant, on ne peut parler de redistribution à l’envers. Car au départ,
l’écart des revenus respectifs des ménages de ces deux groupes est de 1 à 9. Il y a donc « malgré tout », même dans l’enseignement supérieur, un effet de redistribution : en proportion de leurs
revenus, les ménages pauvres reçoivent en moyenne plus que les riches en dépenses publiques d’enseignement supérieur. Si le marché régulait l’accès à cet enseignement en fonction des revenus de
ces deux groupes, les inégalités actuelles, déjà excessives, seraient multipliées par plus de deux !"
Il arrive que le Conseil d’Administration joue
pleinement son rôle et ne soit pas seulement une chambre d’enregistrement de la volonté de la hiérarchie. En général, c’est après une longue bataille pour créer un rapport de force, faire
pression sur l’administration pour que la volonté de la « communauté éducative » soit entendue et suivie d’effet. Le simple fait qu’il s’agisse dans le cas présent d’un CA Extraordinaire montre combien cette situation est inhabituelle : ceux qui n’ont que le mot « autonomie » à la bouche la conçoivent comme
strictement encadrée et parfaitement prévisible. C’est dire que la victoire de vendredi, dans laquelle le SNES est pour beaucoup, est exemplaire, non seulement par les deux postes qu’elle
préserve, mais aussi parce qu’elle montre qu’un autre fonctionnement, plus démocratique, des établissements est non seulement nécessaire mais
parfaitement possible.
24 présents au Conseil d'Administration extraordinaire de ce soir vendredi 15 mai
au lycée François Truffaut de Beauvais + un invité (M. L'inspecteur des établissements et vie scolaire qui représentait le Rectorat).
Ce CA avait été demandé par une majorité de membres du CA alors que le Proviseur et le Rectorat avait entériné comme TMRD le projet de répartition proposé par M. Le Proviseur qui avait été refusé par 8 voix contre 7 et 4 abstentions.( Ce projet comportait 4 suppressions de
poste)
J'ai remercié M. Le Proviseur et les autorités rectorales d'avoir enfin répondu à notre demande d'examen de la DGH des professeurs. J'ai souligné qu'il avait fallu se battre pendant 3 mois
-depuis le jeudi 19 février- pour le CA puisse jouer le rôle démocratique qui est le sien et j'ai énuméré tous les efforts qu'il nous avait fallu déployer pour en arriver là. Ensuite David a
présente notre projet de répartition de la DGH, qui ne présentait que deux suppressions de poste. Des questions ont été posées allant dans notre sens. On est passé au vote, que j'avais demandé à
bulletins secrets.
Le résultat a été sans appel :
POUR 19 ; CONTRE 4 ; ABSTENTION 1.
L'inspecteur a conclu en disant "Il s'agit de voir maintenant comment construire cette réponse au niveau réglementaire et juridique": les postes d'anglais et d'italien ont en effet été supprimés
depuis le 19/2. Ce soir, on a exprimé la volonté de les voir vivre. Le Rectorat va t il les rétablir comme le veut la logique ou va t on devoir continuer notre action devant le tribunal
administratif ?
Francis DESCROIZETTE
Secrétaire du S1 du Lycée François Truffaut à Beauvais.
Sous la plume de Jacques Bichot, l’Institut Montaigne, « laboratoire d’idées » créé par Claude Bébéar (le même que celui qui préside le comité d’éthique du Medef, chargé
de moraliser les salaires, parachutes et autres parapluies des patrons) dessine aujourd’hui les contours d’une nouvelle réforme des retraites, telle que l’envisage le Medef, en s’appuyant sur
quelques exemples étrangers, dont celui du Chili de Pinochet, dont l’auteur reconnaît néanmoins qu’il n’est peut-être pas transposable en France. Qui sait ?
Les principes en sont simples :
1. Adopter le principe de la contributivité : « les droits à pension doivent être attribués en proportion directe des efforts réalisés pour
préparer les retraites futures. […] Aux personnes qui n’ont pas obtenu suffisamment de droits contributifs pour vivre décemment durant leur vieillesse, la République attribuera, sans interférer avec le système contributif, les secours requis pour échapper à la grande pauvreté. » C’est la fin de toute solidarité horizontale entre
cotisants. « I want my money back ! »
2. Passer d’un système « à prestations définies » à un système « à cotisations définies ». « Nous allons ruiner nos enfants
[…] La formule « cotisations définies » est le moyen le plus naturel pour éviter cette injustice intergénérationnelle ». L’affirmation est sans appel, même si elle ne repose sur rien de
tangible. Elle permet de faire passer une idée simple : alors que jusqu’à présent le système comportait des garanties quant aux pensions, il comporterait désormais des garanties quant à des taux de cotisation limités. Bref un bouclier de plus. « Le Pacte doit être
équitable : la République ne saurait promettre aux actifs d’aujourd’hui qu’ils auront à un âge précoce des pensions confortables ». Nous voilà prévenus.
3. Instaurer la retraite à la carte. « Le nouveau système de retraites par répartition […] est organisé de telle façon que chacun puisse prendre
sa retraite comme il l’entend, à condition que cela ne conduise pas à faire supporter par autrui le coût pécuniaire de ses choix. » Comme si les revenus exorbitants de nos PDG, justifiant
des retraites tout aussi mirifiques, et vraisemblablement précoces, n’avaient pas pour contrepartie la faiblesse des revenus et donc des cotisations des autres. Et pour ceux qui n’auraient pas
compris : « Toute interdiction ou limitation de la perception simultanée d’une pension et d’un revenu d’activité sera supprimée. »
Le système proposé serait unique (les fonctionnaires basculeraient vers le régime général) et devrait être mis en place brutalement : « En
effet, on ne peut envisager de modifier progressivement le système français de retraites par répartition sans risquer de réactiver sans cesse de multiples conflits politiques et
sociaux. »
L’étude est ici :
Une belle exposition temporaire à la mairie de Creil qui revient sur les 90 années d'histoire municipales, présentant tour à tour les
maires prestigieux de cette petite ville industrieuse et le développement fulgurant qu'elle a connu jusqu'à nos jours.
Parmi les maires qui ont fait l'histoire de Creil tous se revendiquent héritier de Jean JAURES dont on fête ici aussi le 150ème anniversaire de la naissance en retraçant sa vie, son
parcours et ses luttes. De 1919 à 2009 leurs noms Jules UHRY, Jean BIONDI, Gabriel HAVEZ, Antoine CHANU, Jean ANCIANT marquent l’histoire par leurs engagements à tous niveaux au travers de la
grande Histoire à laquelle ils sont souvent étroitement associés depuis le front populaire, la seconde guerre mondiale, les crises économiques et sociales qu’ils ont du affronter. Leurs
successeurs Christian GRIMBERG et Jean-Claude VILLEMAIN sont confrontés à des conjonctures économiques toujours aussi difficiles.
Parmi tous de nombreux professeurs du secondaire, en poste dans les établissements de la ville, et particulièrement au lycée Jules
UHRY, bastion du syndicalisme enseignant dans le bassin creillois. A voir dés ce weekend.
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